Etre un diffuseur d’enthousiasme (1ère partie)


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Les batteries sont gonflées à bloc, on est prêt à repartir pour une année de nouvelles aventures trépidantes pleines de surprises de rencontres exaltantes et de rebondissements. Pourtant, si on n’y prend pas garde, l’enthousiasme de la rentrée peut être rapidement gâchée par le retour du quotidien et de la réalité.

 

L’annonce  d’un arrêt maladie impromptu qu’il va falloir gérer  sans remplaçants, la tête de 6 pieds de longs de certaines collègues lors de la réunion de service, les grincheux et insatisfaits chroniques qui semblent n’avoir jamais pris de vacances, ceux qui râlent à cause de la chaleur de l’été, les autres par ce que l’été est déjà fini, la pile de dossier accumulés sur votre bureau pendant votre absence, les « vivement les prochaines vacances », les « tu as vu ce que Mme machin m’a fait ce matin » ou l’hospitalisation en urgence de Mr Legrand peuvent apparaître comme autant de petits grains de sables qui, accumulés, loin de ressembler au sable des plages ensoleillées que vous avez quitté avec regret, ressemblent plutôt à ces grains de sable qui entravent les rouages d’une organisation qui devrait pourtant être sans failles.

 

Pour certain l’été semble déjà loin et le risque pour l’iderco serait alors de céder au découragement et de se laisser entraîner par cette ambiance de morosité générale dont la période estivale n’aurait été qu’une courte parenthèse.

 

Or, si le cadre perd pied dans ce domaine, ce sont les équipes qui risquent de s’enfoncer dans la morosité ambiante !

Car, si l’enthousiasme d’une équipe dépend certes de l’environnement et des conditions de travail dans lequel elle évolue, il semble pourtant qu’elle repose en très grande partie sur les épaules de l’équipe d’encadrement.

 

L’enthousiasme d’une équipe, cette envie d’aller de l’avant et de croire en son potentiel à surmonter les obstacles, est essentielle quand on travaille avec des personnes fragiles et vulnérables. Face à la confrontation à la dépendance, les plaintes récurrentes, la mort, les troubles du comportement, ce dynamisme est souvent fragile, dépendant des événements quotidiens et un rien peut parfois faire basculer les professionnels dans le découragement et la rumination.

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Les cadres ont ainsi un rôle essentiel en tant que « diffuseurs d’enthousiasme ».

Sans pour autant tomber dans un faux optimisme qui serait en quelque sorte du déni de réalité, ils doivent avoir conscience que, tels les diffuseurs d’huiles essentielles, ils sont en partie responsable, par leur état d’esprit positif, de l’atmosphère qui règne sur les lieux de travail.

Christine Halary  dans un article que l’on peut trouver ici http://www.capital.fr/carriere-management/dossiers/tirez-parti-de-vos-emotions-au-travail-600104/enthousiasme-sachez-le-diffuser-autour-de-vous nous rappelle que «  L’optimisme du manager est pour beaucoup dans la performance des équipes. Un dynamisme qu’il faut non seulement cultiver, mais aussi rendre contagieux. » . Elle relève ainsi que « Ce n’est évidemment pas en parlant restrictions et sauvegarde de l’emploi qu’on motive une équipe. Pour susciter un élan et créer de la performance, il faut donner une vision et transmettre de l’enthousiasme »

1ère condition pour « insuffler du dynamisme » «  être soi-même plein d’entrain ». Pour cela, il est nécessaire d’avoir une vision d’ensemble de son travail, avoir foi dans le projet que notre mission est sensée servir.

Le mois de septembre est ainsi l’occasion de réinterroger le projet d’établissement : quel est le sens de notre mission ?  L’organisation générale des soins permet-elle aux équipes de trouver du sens à leur travail ? D’avoir une vision claire de leur action ? Les modes de communication et les priorités affichées permettent-ils aux équipes de mettre la personne au centre ?  Les instructions, les protocoles, les démarches qualités, les fiches de tâches permettent-ils aux professionnels de sentir qu’ils sont véritablement aux services des personnes et non des pions aux services d’une organisation qui fonctionne pour elle-même ?

2ème condition pour insuffler du dynamisme et motiver les troupes en ce début de reprise : ne pas partir bille en tête en soulignant les failles de l’été et les erreurs des professionnels durant votre absence. Sans pour autant nier les difficultés de l’été, il est nécessaire de remercier et féliciter les professionnels pour le travail accompli, célébrer les réussites et donner un cap pour le prochain semestre. Le bilan de l’été devra bien-sûr être fait en équipe : non pas pour distribuer les bons et les mauvais points, mais plutôt pour travailler avec l’équipe aux conditions qui permettront que lors des prochaines vacances, la continuité des soins et des prestations puisse être assurée au mieux. (a suivre)

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