Le manager de proximité, acteurs du bien-être au travail

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Nous l’avons déjà plusieurs fois évoqués sur ce blog : la rationalisation des organisations, si elle n’est pas mauvaise en soi, peut avoir des conséquences sur le bien-être des salariés . https://iderco.wordpress.com/2014/11/06/

Non seulement les  professionnels  « peuvent  perdre confiance en leurs compétences, en leurs capacités de s’adapter et d’évoluer, mais aussi en leur hiérarchie et en l’institution elle-même ».

  

 « Lorsque le travail est trop défini par des fiches de tâches, les professionnels risquent de ne plus comprendre la finalité de leur mission ; lorsque les procédures et l’efficience semblent être le maître mot, l’organisation peut alors sembler déconnectée des besoins et du rythme de vie des résidents. »

Pour l’iderco, chargé du management de proximité, l’enjeu est donc important : être proche des équipes, être à l’écoute, savoir réagir rapidement, tout en gérant un travail administratif et organisationnel de plus en plus chronophage.

Un article intitulé les-managers-de-proximite-acteurs du bien etre au travail publié par harmonie mutuelle rappelle que le manager de proximité doit savoir « Faire preuve d’empathie et essayer de comprendre les émotions de chacun des membres de l’équipe » pour « agir en restant objectif tant à titre individuel que collectif » afin de « garantir les meilleures conditions de travail à leurs équipes ».

Il rappelle que «  comme l’employeur, l’encadrement est juridiquement tenu de tout mettre en œuvre pour préserver la santé physique et mentale des salariés. Une bonne raison pour adopter quelques principes clés de bonne conduite managériale » afin de lutter contre ce mal être :

Être à l’écoute

Réunions formelles, points improvisés, échanges réguliers au fil de l’eau, écoute régulière des difficultés individuelles… Ces moments sont essentiels pour favoriser les relations dans l’équipe et le bien-être au travail.

Résultat de ces bonnes pratiques d’échange : les risques d’isolement et de stress diminuent. La recette pour y parvenir ? Faire preuve d’empathie et pratiquer le « walking management » (autrement dit, le « management baladeur »). Il s’agit d’une méthode née aux Etats-Unis qui consiste tout simplement à sortir régulièrement de son bureau pour dialoguer avec ses collaborateurs !

Favoriser la reconnaissance

Le travail étant un élément clé de notre identité, le manque de reconnaissance est un facteur de stress et de mal-être. Il peut conduire au désengagement et au manque d’estime de soi. La reconnaissance salariale n’est pas l’unique façon de favoriser la qualité de vie au travail. Celle-ci passe également par une attitude managériale positive et valorisante qui consiste à féliciter, à remercier et à mettre en avant les points forts de ses collaborateurs.

Miser sur l’émulation et pas sur la compétition

L’individualisme au travail est source de stress, générant rivalités et jalousies. Au manager d’insuffler un esprit d’équipe en favorisant une saine émulation, au détriment des luttes d’ego et de la compétition effrénée. Un moyen d’y parvenir? Par exemple, pratiquer l’humour dans son équipe! Le sociologue Marc Oriol, chercheur au CNRS, estime en effet que le rire est un bon antidote quand les conditions de travail se délitent. Il favorise la santé au travail, sans nuire à la performance : pourquoi s’en priver? Il s’agit de travailler sérieusement sans (trop) se prendre au sérieux.

Savoir repérer les signaux alarmants

Au travail, les tensions et les situations difficiles sont inévitables. Un manager responsable ne peut pas les ignorer, au risque d’envenimer la situation, de dégrader l’ambiance et la santé de ses collaborateurs. Il se doit donc d’ouvrir l’œil sur les indicateurs de mal-être : ambiance délétère, absence de « pots » ou de moments de convivialité, isolement, bonjour matinal esquivé… A lui d’intervenir avec tact et dans le respect de la vie privée de chacun pour comprendre l’origine du malaise et restaurer l’harmonie. Un des enjeux pour le manager est de savoir s’appuyer sur les autres acteurs de l’organisation : services RH, service médical, représentants du personnel…

Trois postures managériales à éviter pour promouvoir un management à l’écoute des enjeux de santé:

  • L’attitude du manager apathique: comme l’indique l’étymologie, il n’a pas de « pathos » (émotion, passion). Indifférent au ressenti de ses collaborateurs, il fuit les situations difficiles ou conflictuelles en pensant qu’elles se résoudront naturellement. De ce fait, il renforce le malaise.
  •  L’attitude du manager antipathique: redoutant les émotions (il est anti pathos), il préfère se voiler la face, ce qui nuit au bien-être général de son équipe.
  • L’attitude du manager sympathique: a priori, il comprend et compatit, mais, pris dans l’affectif, il n’est pas toujours capable d’apporter des solutions concrètes aux situations difficiles. Il souhaite avant tout trouver un consensus sans prise de position difficile.

http://harmonie-mutuelle.site.lefigaro.fr/article/les-managers-de-proximite-acteurs-ndeg1-du-bienetre-au-travail-16#xtor=AD-1-[HARMONIE]

 

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