Et si pour 2016, on offrait des étrennes très spéciales aux équipes? (fin)

Pour 2016 votre blog préféré vous propose de faire des cadeaux à votre équipe…mieux qu’une boite de chocolats, qu’il ne faut pas pour autant supprimer (mauvais pour la ligne , bon pour le moral des troupes, symboliquement et physiologiquement) ces quelques petits conseils inspirés d’un article d’Isabelle Cousturié peuvent agir efficacement sur le moral des troupes…

Effectuer une tâche à la place de quelqu’un

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Face aux arrêts maladie imprévus, aux tripatouillages de planning de dernière minutes, aux difficultés de recrutements, les équipes ont appris depuis longtemps à se passer du nombre de collègues nécessaire pour assurer un travail de qualité.

Lorsque l’effort est plus long ou plus intense que prévu, la capacité du cadre de mettre la main à la pâte est un signe de respect adressé à ceux à qui on demande beaucoup. Même si la tâche effectuée ne sera qu’une goutte d’eau dans une matinée surchargée, elle peut pourtant être un facteur de motivation indéniable, dans la mesure où elle est perçue comme un signe d’intérêt, de respect du travail des professionnels.

« Cet aspect-là est un des plus efficaces, surtout s’il s’agit de nettoyer et mettre en ordre, chose que l’on n’est pas censé faire sous prétexte par exemple que l’on paye quelqu’un pour cela. Ce moment de liberté que nous offrons en prenant la peine d’assumer une tache que fait un autre normalement est un cadeau qui fait toujours plaisir. »

https://iderco.wordpress.com/2014/11/21/la-pensee-du-jour-ou-il-est-question-de-travail-dequipe-de-motivation-de-bienveillance/

  • Penser à celui qui viendra après nous

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Les irritants sociaux sont des facteurs de démotivation trop souvent négligés au sein des institutions. Une tasse à café laissée en plan, un bureau partagé pas rangé, des chaises déplacées et non remises à leur place, un crayon qui disparaît, un coup de téléphone « désagréable »qu’on laissera à la collègue « faute de temps », le dernier rouleau de papier toilette entamé et non remplacé dans la réserve, un emballage oublié sur un chariot, un dossier non rangé, autant de petit détails qui donnent parfois l’impression aux professionnels que leur cadre de travail n’est pas respecté, et que donc leur travail est méprisable… Trop souvent l’urgence du quotidien peut amener les cadres (psychologues et médecins co inclus) à oublier (sans mauvaises intentions) ces « petits détails » qui viendront renforcer ce sentiment qu’il y aurait les « taches nobles » et les autres….

Les professionnels peuvent alors interpréter ces oublis comme le signe d’une déconsidération de leur travail, qui mis bout à bout, finiront par entretenir un climat délétère.

Etre attentif à celui qui vient après, et lui faciliter la tâche est un cadeau d’autant plus précieux qu’il est souvent invisible, que l’effort d’attention ne sera pas perçu par l’autre et ne devra pas être signifié au risque d’être perçu comme une preuve supplémentaire de mépris. Dans la vie de couple nous le savons bien, autant on peut être agacé par la paire de chaussette qui traîne inéluctablement tout les matins à côté du bac à linge sale, autant le conjoint qui fait « exceptionnellement » l’effort de la ramasser, s’il fait remarquer son geste , risque d’engendrer un tsunami émotionnel mérité!

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« penser à celui qui vient après nous: dans les toilettes publiques, au supermarché, en laissant le chariot dans les espaces prévus à cet effet, en jetant dans la poubelle nos chewing-gums… la liste serait interminable. Il est peu probable que quelqu’un vienne un jour vous remercier pour cela, mais souvenez-vous, nous sommes nous aussi les prochains de quelqu’un et nous savons tous ce que veut dire passer après quelqu’un qui a mal fait les choses.

 Oser s’excuser et savoir pardonner

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Il arrive souvent que le manager soit blessé par ses collaborateurs ou ses supérieurs : une parole, un regard, un geste mal perçu, une critique injuste alors que vous vous démenez en coulisse pour faire avancer les choses. A force de prendre sur soi, les non-dits  font croître la rancoeur, qui explose un jour pour des broutilles.

Encadrer une équipe est un service, l’autorité du cadre devant passer par une réelle exemplarité qu’il ne faut pas confondre avec la perfection. Pointer les erreurs des autres, c’est sans doute bien, faire en sorte que la personne « recadrée » puisse l’accueillir avec envie de progresser, sans se sentir humiliée et rabaissée c’est mieux.

C’est sans doute dans une attitude humble, dans sa propre capacité à reconnaître ses erreurs,  que le cadre de proximité pourra puiser la juste attitude qui permet de dire les choses sans accuser ni humilier, à se positionner sans victimiser l’autre. Cela passe sans doute par la possibilité d’aller au delà des rancunes personnelles, de pouvoir pardonner quand on est atteint personnellement (ce qui n’implique pas pour autant de se taire) afin d’éviter que le rappel à l’ordre ne devienne une affaire personnelle

Bonne année à tous et à toutes.

Bonne Année 2016!

dessin glané dans l’excellent blog « la vie d’une aide soignante » http://www.soskuld.com/

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