La fédération des infirmières coordinatrices est née.

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Cela faisait déjà  presque 2 ans que Luc Broussy (directeur de publication du journal des maisons de retraite et du journal des médecins coordonnateurs) , lors des premières assises nationales des idec, avait lancé la proposition. En Novembre dernier il avait réitéré son appel, proposant d’aider les idec qui le souhaiteraient à se fédérer autour d’une association. Lors de ces assises, nous avions pu constater qu’il existait un grand nombre d’associations locales, d’initiatives portées par des acteurs très variés, mais, comme le déplorait Luc Broussy, aucun interlocuteur légitime pour porter la voix des iderco.

Blandine Delfosse la présidente de cette jeune fédération explique que l’ambition de la FFidec est de « rassembler les associations locales » afin de favoriser les rencontres et les échanges et de travailler entre autre à l’élaboration d’un véritable statut.

Nous vous proposons ci dessous le lien vers une interview, ainsi que le lien vers leur page face book ou vous pouvez télécharger la brochure d’inscription que nous reproduisons en fin de page.

https://www.facebook.com/FFidec-797309197069588/?fref=ts

http://www.espaceinfirmier.fr/actualites/au-jour-le-jour/articles-d-actualite/160404-nous-voulons-construire-un-veritable-statut-de-l-idec.html

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Depuis un mois, nous avons eu  l’occasion de discuter avec un certains nombres d’iderco sur ce sujet et la variété des réactions indique l’ampleur de la tâche : certains s’interrogent au regard du passé récent et espèrent ne pas avoir à faire à un « ordre infirmier bis- spécial idec » (avec obligation de cotisations et sanctions…), d’autres ont peur d’un « laminage par le bas »  ou d’un décret qui viendrait réduire le rôle des iderco à une exécutante de tâches techniques enfermées dans un décret ; d’autres encore ont exprimés la peur que la « référence » auxquelles ils (il y avait 2 hommes parmi les personnes rencontrées) sont très attachés passent à la trappe au profit de la mission de coordination qui leur parait moins valoriser la fonction managériale. D’autres encore ne veulent pas dépenser leur énergie dans un corporatisme stérile, estimant vouloir dépenser leur énergie au service des personnes âgées et des soignants

Les questions sont légitimes, et chacun doit se faire sa propre opinion. Pour notre part, nous  seront heureux via ce blog de contribuer au débat nécessaire et de recuillir les avis des uns et des autres.

.Nous avons eu aussi l’occasion d’en discuter avec des directeurs d’établissement et certains responsables de fédérations d’établissement pour personnes âgées qui, pour certains, s’interrogent: « pourquoi ? » «  que veulent-elles ? » « Pour aller où ? ». Ce qui nous incite à penser que rien ne se fera d’efficaces sans les premiers acteurs que sont les  institutions représentés par leurs directeurs .

A titre personnel, je pense que la naissance de cette  fédération est  une bonne nouvelle :  Blandine Delfosse, que j’ai eu longuement au téléphone  a tout à fait conscience, de la diversité des situations, des questionnements et de la problématique du no man’s land statutaire que  nous avons eu souvent l’occasion de dénoncer sur ce blog, dans la presse spécialisée ou lors des 2 assises des idec. Madame Delfosse m’a paru très soucieuse de porter non pas une voix, mas les voix des iderco, ne voulant pas réduire la fonction à une vision unique du métier, et visiblement ayant à cœur de ne pas s’enfermer dans le piège du corporatisme.

Un chantier s’ouvre, à chacun d’y apporter sa contribution afin que la ffidec soit à l’image des réalités plurielles.

 

Pour terminer, je propose à ceux qui le souhaitent quelques points de réflexions développés aux  dernières assises  des idec où  j’avais eu  l’occasion de partager ma réflexion et mon regard :

  • malgré les avancés de ces dernières années, de nombreuses infirmières référentes/coordinatrices, sont  confrontées à ce qui apparait comme un « impensé «  du secteur gérontologique. L’absence de définition de la fonction, pouvant  les amener à vivre leur métier de manière inconfortable : leur fonction pouvant être réduite, au pire,  à celui de gestionnaire de planning ou de procédure, de coordinateur technique, ou « surveillante » des professionnels, au risque d’oublier le management de proximité et leur rôle essentiel auprès des professionnels, des résidents et de leurs familles.

 

  • Cet impensé laissant de côté des questions latentes depuis des années: l’Idec/ider   doit elle se dégager des soins pour effectuer sa mission, comment la financer, quelle est sa place dans l’organigramme, doit-elle être considérée comme un membre de l’équipe de direction, une simple référent(e), un cadres intermédiaires ? Son rôle est-il purement technique et organisationnel ? Quel est le champ de ses prérogatives dans le management et l’animation de démarches projets ? quelles compétences pour exercer cette fonction, etc.

 

  • Cette question du rôle, du statut, des missions et d’une meilleure définition d’une focntion vécu comme un métier à part entière  n’est pas nouvelle. Sa récurrence pouvant  même donner l’impression qu’elle n’intéresse pas  les pouvoirs publics et une partie des décideurs du secteur : heureusement de nombreux responsables d’établissement témoignent de la place essentielle de leur Idec/ider auprès d’eux. Ils expriment leur désir de voir éclairci la question du statut et des missions, non seulement pour des raisons de financement d’un poste souvent insuffisamment pourvu, mais aussi, par ce qu’ils les considèrent comme un cadre intermédiaire dont il serait nécessaire de reconnaitre le statut et l’urgence de leur donner les moyens d’accomplir leur mission.

 

  • Dans un secteur en mutation permanente, fragilisé par les manques de moyens, les tensions en matière de recrutement, des taux d’accidents du travail et d’arrêts maladie supérieurs à ceux des bâtiments, il apparait essentiel de reconnaitre le rôle essentiel des IDEC/ider dans le management de proximité des équipes et de leur donner les moyen d’exercer leur mission au service d’un accompagnement global de qualité..

 

Pourquoi un référentiel métier Ide R/C  semble-til nécessaire?

 

 

Alors que la France se prépare à une révolution gérontologique majeure (PR Berrut), face à un accroissement annoncé des populations dépendantes et polypathogène, les institutions gérontologiques sont soumises à un double impératif : proposer une offre de soin de qualité tout en restant un véritable lieu de vie.

 

Il apparait ainsi indispensable que l’encadrement des professionnels du soin soit exercé par des professionnels de santé qui les aident à  dispenser des soins de qualité sans que ces derniers prennent pour autant le pas sur la vie de l’institution : des cadres imprégnés  tout à la fois de culture sanitaire et de culture médico-sociale.

 

Dans un contexte où de nombreux cadre de santé cherchent à changer d’orientation professionnelle, à quitter le secteur sanitaire pour aller vers la gérontologie, certains mettent en avant ce « no man’s land » statutaire et suggèrent que les cadres de santé diplômés prennent lieu et place des idec  au sein des ehpad.  Même si les cadres de santé ont des compétences indéniables en matière de mangement et d’organisation de la santé,  cette « fausse bonne solution »  n’est pas sans poser questions et réticences légitime, les ehpad étant des lieux de vie spécifiques dans lequel ont fait du soin (et non des lieux  médicaux dans lequel on met de la vie)  portées par une culture managériale propre où les idec/ider ont développés des compétences et des savoirs faire qui nécessitent d’être reconnues.

 

Ni cadre de santé, ni chef de service, ni super infirmière, les idec/ider  occupent une place spécifiques  au sein des institutions gérontologiques : celle-ci à non seulement besoin  d’être reconnue, mais aussi nommée et mieux encadrée  afin que  nos structures puissent continuer à accompagner les personnes âgées au sein de lieux de vie qui n’opposent pas soins et vie sociale.

 

De simple fonction sanitaire et organisationnelle, les idec/ider sont devenus en l’espace de 15 ans de véritables professionnelles de l’encadrement intermédiaire du secteur médico-social :  il est enfin temps de passer à une nouvelle étape et de de clarifier les missions, les rôles et le statut des idec/ider en structure gérontologique.

 

Comme il existe autant de profils d’infirmières référentes / coordinatrices qu’il existe de structures gérontologiques,  il apparait tout à la foi nécessaire d’aborder cette question de la définition du métier  en face, tout en évitant de vouloir définir un profil type de la fonction qui ne témoignerait pas de la diversité de la réalité.

ffidecffidec 2

(a suivre)

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