recherche iderco en pays de la loire: Angers (49) et Bourgneuf la foret (53)

Mr dominique Raquet, directeur de la maison de Retraite Saint Martin la Forêt ,4 rue du Figuier, 49100 Angers nous fait savoir qu’il   recherche une personne pour le poste d’infirmière référente sur sa structure . Contacter directement la structure.

La Maison d’Accueil Pierre Guicheney , Etablissement situé entre Laval et Vitré, recherche elle aussi un(e) infirmier(e) coordinateur(rice) ou un cadre de santé H/F, pour un poste à temps plein  à partir du 1er septembre 2017. ( Candidatures à envoyer par mail : s.lelievre.mrguicheney@gmail.com). Ses missions sont:

  • la gestion des hébergements définitifs et temporaires, accueil des résidents, relation avec les résidents et leurs proches.
  • la Coordination des prestations de soins.
  • le management et gestion du personnel soignant – suivi des stagiaires
  • l’organisation du travail et gestion des moyens
  • le suivi des applications des règles d’hygiène et de sécurité
  • le pilotage des projets (PAP, démarche qualité, …)
  • le travail avec les partenaires (CHU, HAD, médecins, …)

pensée du jour: ou il est question de dépendance, mais aussi de relation à l’autre

 

 

La dépendance et la perte d’autonomie dans la vieillesse sont extrêmement redoutées. Quand on va au-delà de l’expression d’une appréhension légitime, il est aussi question d’autre chose : il y a quelques années une enquête interrogeait des personnes âgées sur leur rapport à la vie, à l’avenir, à la dépendance. La très grande majorité des personnes interrogées affirmait dans un premier temps préférer la mort à la dépendance. On pourrait en rester là et considérer qu’il n’ya rien à faire face à la dépendance, sauf la prévenir, la ralentir, voire l’anticiper et permettre aux personnes de partir dans la dignité. Toutefois, les réponses données par les mêmes personnes à la question qui suivait nous permet d’entendre cette peur légitime sous un autre jour : quand on leur demandait d’exprimer ce qu’ils redoutaient le plus dans la dépendance, ce n’était pas tant le handicap ou la perspective de la dégradation physique que la peur « de perdre la considération » d’autrui, de ne plus compter pour son entourage et pour la société.

 

Pour Valérie Bourgeois-Guérin  une psychologue Québecquoise, il serait sans doute nécessaire de faire attention au concept de « bien vieillir » qui paradoxalement renforce la peur de l’a dépendance.  « . En ce moment, nous valorisons beaucoup le bien-vieillir, ce qui peut faire oublier les aînés qui réussissent moins bien leur vieillissement. À l’inverse, si l’on considère les aînés comme des personnes qui vivent seulement des dégénérescences et des pertes, on peut développer des attitudes négatives envers elles. (…)  l’expression «bien-vieillir » en anglais se dit: successful aging. Cela implique donc la notion d’échec. Les personnes âgées perçoivent bien ce message-là. Il y en a beaucoup qui vont avoir honte d’avouer qu’elles vivent une perte d’autonomie ou une perte physique, car elles ont l’impression qu’elles n’ont pas réussi leur vieillissement. »

Pour JeanLuc Hétu psychologue québecquois de référence sur la question du vieillissement lui-même retraité et vivant dans une résidence pour personnes âgées autonome  «À cette époque de la vie où une personne pourrait évoquer de très bonnes raisons de se sentir moins heureuse, elle continue pourtant à se dire heureuse. Même si, plus jeunes, les personnes âgées étaient aux prises avec le stress occasionné par leur travail, par les soucis financiers, par les enfants qui vieillissaient et qui faisaient des choix de carrière, de conjoint, à la vieillesse, il y a comme un apaisement. Les dés ont été joués. On a réussi à faire le deuil du conjoint idéal. On a une vision du monde qui est apaisée. On se connait mieux. On s’accepte mieux. Tout cela, ce sont des facteurs très favorables à un vieillissement serein.» Valérie Bourgeois-Guérin abonde dans le même sens. «Ces études nous indiquent qu’il y aurait une certaine maturité qui s’installe avec le temps. On compte une bonne proportion de personnes âgées qui se sentent plus heureuses.»

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La question du bien être dans la vieillesse et dans la dépendance, passe bien sûr par des soins et un accompagnement de qualité, mais surtout  par le regard d’autrui: par la manière dont la société, les accompagnants ou l’institution signifie à l’autre qu’il est encore une personne « considérable » digne d’intérêt pour ce qu’elle est et pas seulement en raison de sa dépendance.

Les recherches liées au courant de la gérotranscendance, le confirme donner un sens à sa vie, avoir un but dans sa vie est non seulement un facteur de santé, mais un facteur de bien être qui permet de dépasser les affres du vieillissement et de rayonner d’une paix intérieure malgré la dépendance; Cette question du sens, du désir de vivre n’est pas seulement matérielle, elle passe aussi par la relation à l’autre, une relation ou l’autre n’est pas qu’un objet de soin ou d’aide, mais un être riche de ce qu’il est.

Jean Christophe Parisot qui a régulièrement l’occasion de crier son amour de la vie malgré un handicap très lourd et les souffrance réelles qu’il porte physiquement, répondait à la question « où tirez-vous la force d’agir au quotidien ? »

«  De la certitude que rien n’est plus beau sur terre que la qualité de la relation aux autres. On est heureux qu’avec les autres. Notre société occidentale s’est lourdement trompée en parlant de la dépendance et de l’autonomie comme s’il fallait fuir les rencontres. Je suis dépendant depuis plus de 35 ans et suis en légitimité de l’affirmer. (…) « l’important, ce n’est pas la quantité des années à vivre, mais la qualité. Vivre ensemble devrait être la première des priorités de tout être humain. (…) «  Notre société est trop “technicisée” et la dimension humaine est bien trop souvent reléguée au second plan. (…)Ce qui est fondamental, c’est le respect de la liberté de la personne aidée qui doit retrouver confiance en elle malgré des chocs physiques ou psychologiques souvent irréversibles. La joie d’être aidé peut développer d’extraordinaires complémentarités avec les aidants et renouveler profondément notre connaissance du sens de la vie… »

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Dans une autre intervention il expliquait:  (..). « Le vieillissement et la maladie nous rappellent que nous ne sommes pas totalement maîtres de nos vies, que même les sportifs, les gagneurs, les stars vont découvrir leurs limites. Et cette peur, cette terreur, de vieillir et de mourir envahit surtout les générations déchristianisées. Il y a trente ans, quand on parlait d’un centenaire, on disait « quel veinard », aujourd’hui on dit « surtout pas moi ! ». Qu’est-ce qui a changé ? Le mot « dépendance » terrorise alors que la relation à l’autre est un cadeau ! (..)  Oui, notre pauvreté dérange notre société qui pour se dédouaner préfère nous offrir la sécurité sociale…alors que c’est surtout d’amour et d’intériorité dont nous avons besoin. »

Si il est important de lutter contre la dépendance, il apparaît encore plus important de lutter contre la souffrance morale mais aussi contre l’isolement: non pas en traitant uniquement les conséquences à coup d’antidépresseur et d’anxiolytique mais en prenant en compte un des éléments clefs du « bien vieillir » la question existentielle, celle du sens de sa propre vie, qui passe par des expériences de relations authentiques, par une organisation des soins et de l’institution qui ne donne pas l’impression à la personne qu’elle est une charge, mais qu’elle nous intéresse.

Le soin relationnel ne doit ainsi pas se réduire aux relations et paroles bienveillantes apportées à la personne qui en a besoin, mais doit consister en une stratégie globale qui aide la personne à redécouvrir la richesse de ce qu’elle est par la rencontre avec un autre dont le regard n’enferme pas: une stratégie qui considère que c’est la parole de la personne (avant nos paroles de réconfort) ,  la qualité des relations qu’elle peut nouer avec autrui (et non la qualité de la relation que nous aurons avec elle)et  le partage de ce qu’elle est ( au travers du partage de son expérience et de ses points de vue, l’évocation du passé n’ayant de sens que parce qu’elle permet à la personne de se raconter dans l’instant présent) qui en sont les pilliers .

L’iderco en tant que manager de proximité, est aussi là pour (co)construire un cadre de travail qui ait du sens, une organisation du travail qui permette aux professionnel de ne pas réduire la personne à sa dépendance ou aux taches qu’elle doit accomplir, mais bien comme un  trésor qui faut (re) découvrir chaque jour.

Les conditions de travail sont de plus en plus exigeantes, le temps vient à manquer, le défi est énorme, mais c’est un défi essentiel si on veut que nos institutions restent des lieux de vie.

Ce n’est pas le niveau d’autonomie qui fait la vie d’une structure, c’est bien la qualité relationnelle, l’attention à l’autre qui y est déployé. ce n’est pas seulement une question de qualité personnelle des professionnels, c’est aussi affaire de regard collectif (projet d ‘établissement), de management, de choix d’organisation assumé.

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D’une certaine manière la vidéo qui introduisait ce post illustre nos propos…

 

 

Agée de 92 ans en janvier 2017, Morrie Boogaart est en soins palliatifs, atteint d’un cancer de la peau et d’une tumeur au rein. Il donne un sens à sa vie en se sentant utile pour les autres : depuis 15 ans il tricote de bonnets pour les sans-abris. Avec une pointe de malice il affirme que sa maladie « a été la meilleure chose qui m’est arrivé parce que je reste dans ma chambre»…   

 

le mardi 04 avril prochain, une journée de rencontre et de partage d’expériences unique entre retraités et professionels

Qui sont les aidants aujourd’hui ? Qui sont les usagers de demain ?

Quelles sont les ressources de votre territoire ?

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L’Institut Meslay organise « la première rencontre de l’Action Sociale » en partenariat avec AG2R La Mondiale le mardi 04 avril 2017 de 9h30 à 16h00.

Un moment privilégié d’échanges et de réflexions pour aborder l’accompagnement entre retraités et professionnels, pour mieux identifier les ressources possibles et envisager de nouvelles pistes d’actions.

Il reste encore quelques places possible, mais il faut faire vite!

Pour une meilleure organisation, merci de bien vouloir vous inscrire e via le formulaire en ligne :

https://goo.gl/forms/0bs4g6J5svIRTsUr1

 

 

 

 

 

 

 

 

Pensée du jour: où il est question de solitude, d’isolement pendant la vieillesse… et pas que…

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La revue « racines » a publié un dossier sur la solitude des seniors et des personnes âgées. A cet occasion , votre serviteur a été interviewé sur le sujet. Ci dessous, la version « longue » de l’entretien, où il est proposé de regarder autrement la question de la solitude, et en filigrane la nécessité absolue de l’accompagnement relationnel…
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On dit parfois que pour vivre heureux à deux, il faut d’abord avoir appris à vivre seul, l’inverse semble moins vrai… Est-ce difficile de vivre seul quand on a presque toujours vécu en couple  ?

Il n’est jamais simple de se retrouver seul quand on partagé sa vie avec quelqu’un. IL faut   assumer seul les activités domestiques, la gestion administrative, les soucis matériels qui étaient inévitablement réparties, mais il faut aussi se confronter à un vide, c’est-à-dire l’absence d’un interlocuteur avec qui on a appris une certaine complicité : partager au quotidien les soucis, échanger ses états d’âmes, rire, mais aussi se plaindre tout simplement. Même quand la relation était difficile et la séparation souhaitée, il faut apprendre à ne plus avoir en face de soi celui ou celle à qui on attribuait la source de son insatisfaction !

Apprendre ou réapprendre à vivre seul, est un apprentissage,  comme tout changement dans la vie, sauf que cet apprentissage s’effectue dans un contexte affectif bien particulier, souvent dans la souffrance, car cet autre dont on est séparé (même quand cette séparation a été volontaire) est, ou a été, une personne avec qui on a partagé une part de son intimité, une personne pour qui on a eu des sentiments forts, un être avec qui on a partagé des joies et des peines. Ce n’est pas seulement de la solitude dont on peut souffrir, mais d’une rupture avec une part de soi, de son histoire de ce que l’on construit. La séparation passe donc inévitablement par un travail de reconstruction, un travail de réaménagement qui peut prendre beaucoup d’énergie. De plus, la solitude est plus ou moins difficile à vivre selon le parcours de vie : traditionnellement on quittait la maison familiale pour se mettre en couple, on ne divorçait pas et on vieillissait prêt de ses enfants, les changements de ces dernières décennies ont changés la donne : la vie est non seulement jalonnée de ruptures, on aspire à ne plus dépendre de ses enfants, on se sépare plus facilement. Ainsi, si une certaine génération de seniors qui n’a pas eu l’occasion de vivre cette expérience de la solitude aura plus de difficultés à s’y confronter, on peut supposer que pour les nouveaux retraités qui ont vécu des parcours de vie plus fragmentés, la donne est sans doute un peu différente.

Certains paniquent à l’idée de vivre seul, voyant là inexorablement le signe d’un isolement et d’un enfermement, est-ce une idée fausse ?

On confond solitude et isolement. Si il n’est jamais simple d’être isolé et d’avoir une vie avec peu de relation sociale, il faut se rappeler que la vieillesse est une étape de croissance intérieure qui nous confronte à la singularité de notre être : advenir à soi, est une expérience de confrontation à sa solitude intérieure, à la prise de conscience de la nécessité de se détacher du regard de l’autre pour s’apprécier tel que l’on est. Les personnes âgées sereines malgré leur grand âge, nous enseignent qu’elles puisent leur paix dans le regard qu’elles posent sur elles-même et sur leur capacité à se détacher du jugement d’autrui. Dans une société des apparences et du culte de la performance, il peut être difficile d’accomplir ce chemin où l’on a la fois besoin de l’autre pour se sentir exister tout en apprenant à se détacher de critères trop superficiels sur lequel on a appris à définir notre valeur.  Le psychanalyste Jung a expliqué que pour devenir soi, il était nécessaire de renoncer à sa « persona », ces rôles que l’on a appris à jouer face aux autres, auxquels on a fini par s’identifier, mais qui , en s’y accrochant peuvent nous empêcher d’être nous-même.

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Vivre seul serait alors une période de la vie nécessaire pour mieux se connaître ?

Se retrouver face à soi-même est une nécessité pour bien vieillir. Dans l’idéal, il serait judicieux d’apprendre à le faire avant que les drames de la vie nous ‘l’imposent !  Apprendre à se confronter à soi, c’est faire le bilan de sa propre vie, non pas pour se dire que tout est fini ou se lamenter sur ses échecs, mais pour apprendre à s’aimer tel que l’on est, que notre valeur ne dépend pas de ce que l’on fait ou parait, mais de ce que l’on est en tant que tel. Un certain apprentissage de la solitude est nécessaire pour apprendre à lâcher prise sur ce qui nous encombre, les faux semblants, les relations fausses. De nombreux travaux semblent ainsi induire l’idée est que pour vieillir sereinement, il est nécessaire de renoncer à attendre du regard d’autrui ce que l’on peut seul se donner à soi-même. Accepter ce que l’on est, renoncer au jugement d’autrui, s’aimer tel que l’on est n’est pas un appel à l’égoïsme au contraire ! Cela permet d’entrer dans une relation a autrui plus juste : une relation plus intense ou je ne cherche plus, à me trouver en l’autre, mais à me nourrir de la rencontre de nos différences ! Une chanson célèbre disait « confidence pour confidence c’est moi que j’aime a travers vous, aimez-moi ! » et bien l’expérience de la solitude quand elle est investie permet de construire une relation à autrui nouvelle : « confidence pour confidence c’est toi que j’aime à travers moi ! » L’avancée en âge est une période de la vie qui offre l’opportunité de réapprendre l’altérité. Je n’ai plus besoin du regard de l’autre pour savoir qui je suis mais j’ai quand même besoin de l’autre pour être moi-même.

Plus on avance en âge, plus on devient unique. Plus la vie nous offre la possibilité de prendre conscience que l’on est différent de son voisin, alors que les apparences peuvent donner l’impression du contraire. Jean Dutour dans « le vieil homme et la France » explique avec beaucoup d’humour ce paradoxe qui peut être source d’une certaine angoisse légitime. Je n’ai jamais autant été moi-même aujourd’hui et ça ne se voit pas forcément.

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Après un deuil ou une séparation sur le tard, cela peut sembler difficile d’avancer, se disant, avancer, oui mais vers quoi ? Comment faire alors ?

 

Le deuil ou la séparation représentent des événements de vie très douloureux, des tremblements de terre dont l’onde de choc imposent  de réapprendre à vivre avec soi, de réaménager son rapport à la vie et aux autres pour ne pas sombrer dans la dépression. La personne vit une expérience de solitude intense, car même entourée par des proches bienveillant, le séisme vécu à l’intérieur de soi  est difficilement partageable. La personne peut alors éprouver un sentiment violent de solitude voire de trahison qui peut se transformer en ressentiment vis-à-vis de ses proches qui risquent alors de prendre de la distance et donc d’accentuer ce sentiment d’isolement. Le deuil est une situation paradoxale : il est ainsi nécessaire d’accepter une certaine forme de solitude (mes proches ne sont pas forcément les mieux placés pour me porter) afin de ne pas tomber dans l’aigreur et le ressentiment, pour accepter de se tourner vers d’autres interlocuteurs capable d’entendre l’indicible. Face à la séparation il est important de mettre des mots sur sa souffrance, ils permettent non seulement de diminuer l’angoisses, mais aussi de mettre du sens à des événements qui apparaissent comme absurde.

La personne qui se retrouve seule va devoir composer avec sa situation, elle n’a pas le choix : faire son deuil, ce n’est pas accepter l’inacceptable, c’est intégrer la réalité douloureuse afin qu’elle n’apparaisse plus comme un obstacle insurmontable.

Au-delà de la douleur liée à la perte,il est sans doute nécessaire de se rappeler qu’il n’y a pas de croissance intérieure et de meilleure connaissance de soi sans confrontation à une forme d’angoisse liée à  l’incertitude et à l’inconnu. Cette confrontation est un apprentissage, parfois source de larmes et de peurs, car elle nécessite de renoncer à une certaine maîtrise et à nos certitudes sur la vie pour découvrir des aspects méconnus de soi

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Quand la solitude n’est pas choisie, quelles solutions pour ne pas la subir ?

Notamment après un deuil, il est parfois difficile de voir que les autres reprennent le cours de leur vie. Tout le monde vient après l’enterrement et puis les relations s’étiolent. Il faut alors éviter de tomber dans la rancœur et l’aigreur.

S’isoler et dire : “Je tire un trait sur le passé” est rarement une bonne solution. La famille et les amis sont des “aidants naturels” qu’il ne faut pas rejeter de manière injuste,   on ne peut pas leur demander plus que ce qu’ils peuvent donner.

.L’épreuve de la séparation si elle confronte douloureusement la personne à sa solitude intérieure, peut aussi aboutir sur autre chose que le désespoir et la dépression : ce voyage intérieur imposé par la vie, peut paradoxalement l’amener à découvrir des aspects négligés de soi, des ressources intérieures insoupçonnées, une possibilité de réconciliation avec un part de soi trop longtemps ignorée. Il parait qu’en Chinois l’idéogramme associé au mot « Catastrophe » veut dire aussi « opportunité pour grandir ». Si les épreuves de la vie ne sont jamais bonnes en soit, il est réconfortant de constater que ces épreuves sont aussi des événement qui au final peuvent nous aider à grandir.

Pour que le chemin de solitude, n’aboutissent pas que sur du vide et de la souffrance, il ne doit pas se faire seul ! Il est donc important d’être vigilant à accueillir le mouvement de son âme, colère, tristesse, repli sur soi qui ne sont pas pathologiques, mais qui sont des réactions normales face à la souffrance provoquée par des événements « anormaux », afin de ne pas s’en culpabiliser et trouver le bon interlocuteur qui pourra les accueillir.

Même quand les événements dramatiques nous privent brutalement de notre conjoint il est possible d’en faire un chemin qui aboutisse sur autre chose qu’un sentiment de solitude négatif. Le lâcher prise nécessite de faire une expérience de la solitude qui ne soit pas subi, cela demande du temps pour reprendre sa vie en main et réapprendre à vivre sans l’autre, dans un chemin de paix inattendue, ou la solitude n’est plus synonyme d’isolement, mais opportunité pour de nouvelles rencontres plus intenses et plus vraies.

éloge de la vieillesse

Un outil pour évaluer et sécuriser la prise en charge médicamenteuse en ehpad.

 

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Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer sur ce blog la question de la surconsommation des médicaments et de la nécessaire réflexion collective à mener sur le sujet pour continuer à progresser.

https://iderco.wordpress.com/2014/09/12/medicaments-en-ehpad-reduire-leur-consommation-pour-le-bienetre-des-personnes-fin/

De nombreux études soulignent régulièrement que dans de nombreux ehpad, le circuit du médicament et la prise en charge médicamenteuse des personnes sont défaillantes et que la sécurisation de ce processus est un enjeu qui reste important.

Pour l’anap  « l’organisation de la prise en charge, la coordination, la communication, la formation des acteurs, l’information des professionnels et des résidents sont autant de facteurs de risques à maîtriser pour éviter la iatrogénie médicamenteuse. » C’est pour cela que l’agence vient de publier la 2ème version d’un outil expérimenté dans de nombreux ehpad.

Cet outil informatique destiné à être utilisé en équipe à pour objectif  de susciter le dialogue pluri-professionnel sur l’organisation de ce processus d’identifier les points de vigilance ou de dysfonctionnement afin de mettre des actions efficaces.

L’outil génère automatiquement la cartographie et les scores de maîtrise des risques, met en évidence les points forts et les points critiques de la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse, définit des priorités dans les actions à mettre en œuvre et identifie les leviers d’amélioration potentiels.

Testés par de nombreux professionnels , il apparait simple d’utilisation et un bonne occasion d’échanger en équipe.

L’anap a élaboré 2 versions de l’outil, une pour les structures sans PUI, l’autre pour les structures ayant une PUI (Pharmacie à usage intérieur).

Le guide téléchargeable est destiné à tous les professionnels impliqués dans la prise en charge médicamenteuses.

 Accéder à l’outil Inter Diag Médicaments en EHPAD V2  et au 

Guide « Prise_en_charge_medicamenteuse_des residents en EHPAD«  »

 

Compliments et critiques…

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Émis dans un sens ou dans l’autre, même si ils sont censés être centrés sur le travail du salarié, les compliments comme les critiques sont parfois plus orientés sur la personne que sur son travail: ils peuvent alors avoir un effet contraire que celui attendu par le manager puisqu’ils seront  perçus comme des jugements personnels. « je suis quelqu’un de bien car je travaille bien…. mais si demain j’ai des difficultés dans mon travail, serais-je encore quelqu’un de bien? » « je suis nul puisqu’on me dit que je travaille mal, a quoi bon faire des efforts puisque de toute façon cela ne servira à rien  » .

Dans ce contexte, l’investissement au travail peut être pollué par des motivations  interpersonnelles aux conséquences potentiellement délétères: ce n’est plus le partage d’un objectif commun (l’accompagnement des personnes) qui va décider de la collaboration entre les personnes et leur motivation, mais les affinités , les préférences personnelles, la sympathie ou l’antipathie. La référence aux critères personnels devenant plus forte que les critères collectifs du travail bien fait.

Il en est de même pour les compliments donnés à un groupe: ceux-ci  ne sont pas toujours perçus comme une reconnaissance du travail accompli et peuvent être perçus comme un jugement (certes positif) adressé à « tout le monde et à personne »  et ne pas aider les professionnels à évaluer la qualité de leur travail.

Les compliments et les critiques, si ils sont parfois nécessaires, ne peuvent pas remplacer les temps de travail collectif où l’évaluation du travail ne consiste pas à évaluer les qualités des personnes, mais à travailler à améliorer la qualité de la prestation.

Le manager de proximité doit ainsi veiller à ne pas donner le sentiment qu’il est en position de juger les personnes, mais qu’il est là pour aider l’équipe à accomplir au mieux sa mission en valorisant les réussites et en aidant les professionnels à améliorer leurs pratiques . En ce sens si il est indispensable de donner aux professionnels des repères sur la qualité de leur travail, il est aussi indispensable de miser sur le potentiel de l’équipe à progresser.

En ce sens l’émerveillement pour un travail bien fait sera peut être porteur de moins d’ambiguïtés que des compliments centrés sur la personne. De même, les critiques si elles doivent avoir lieu, doivent rester factuelles et aller le moins possible sur le terrain interpersonnel, ou sur le jugement de valeur.  Il peut bien sûr arriver que derrière les actes a sanctionner, ce soit réellement la personne qui est en cause, mais ce n’est pas  au cadre de proximité de poser des jugements sur la personne.

Il est donc nécessaire de s’interdire d’émettre des avis enfermant du type « de toute façon on en peut pas vous faire confiance  » , « on en peut pas compter sur vous » « tu es incompétent » Même si elles sont dit dans des moments de dépits qu’on les regrette par la suite, ces phrases, si elles ne sont pas récupérées humblement par le manager de proximité, peuvent avoir un impact extrêmement négatif sur les croyances et attitudes collectives, au point de « tuer »  relation de confiance, l’image de soi et donc le désir de s’investir.

Trop souvent dans les équipes, il peut régner une confusion dans les relations où les enjeux personnels se confondent avec les enjeux professionnels: une professionnelles nous disait récemment que certes elle avait l’habitude de remercier et féliciter  ses collègues,  mais qu’en fait, elle prenait conscience, qu’inconsciemment elle adressait ses paroles positives aux personnes avec qui elle s’entendait bien…et les critiques aux personnes qu’elles n’appréciait pas… au cadre intermédiaire de montrer l’exemple en étant vigilant à ne pas tomber dans un registre affectif sélectif et facteur d’iniquité!

Enfin, plutôt que de céder à la critique facile lorsque la vie institutionnelle nécessite aussi de rappeler la règle et de reposer le cadre auprès des salariés  qui la transgresse, il est peut être judicieux de s’en reporter  aux conseils compilés par L’Express :

  • ne pas réagir à chaud et attendre que la colère passe avant de sermonner quelqu’un
  • S’en tenir aux faits et éviter tout jugement de valeur
  • éviter les procès en incompétences
  • orienter les critiques vers des solutions.

 

ça grippe! billet d’humeur hivernal!

La grippe tue et plus particulièrement les personnes âgées. C’est scandaleux il faut trouver des coupables, car les statistiques du ministère risquent  d’être en hausse a la fin de l’hiver…

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Cela tombe bien, en France il ya plein de maisons de retraites, et des soignants qui s’en contrefichent!

Mais heureusement braves citoyens, dormez tranquille, les autorités sont là pour face et rattraper la situation puisqu’ils ont appelés solennellement et fermement « aux directeurs d’établissements accueillant des personnes âgées de prendre toutes les mesures nécessaires pour contenir l’épidémie ».

On le sait bien, les institutions accueillant les personnes âgées ne sont pas dignes de confiance,  les salariés  de piètres professionnels de santé, et de toute façon la grippe c’est pas bien, et bonne nouvelle,  yaka prendre les mesures pour contenir l’épidémie!

On entend ici et là des contre vérités qui pourraient avoir en conséquences, si elles ne sont pas contredites, un surcroît de sureglementation stupide qui, si il ne réglera pas le problème, donnera bonne conscience à ceux qui n’assument pas, que la société se  repose sur les professionnels, pour se débarrasser d’une vieillesse qui les terrorise…

Je propose aux hurleurs et dénonciateurs de maisons de retraites, de faire une pétition citoyenne pour demander une loi interdisant la grippe, sous peine d’indignation!

Ou alors, je vous propose d’écouter l’interview très intéressante du  professeur Raoult, qui tord quelques idées reçues: il rappelle entre autre que le vaccin est très peu efficace chez les personnes âgées . Je laisse à chacun le loisir de se faire on opinion…

cliquer ici, puis cliquer sur l’interview

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